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vendredi 5 septembre 2008

Tous les pays de l'UE négligent la recommandation OMS-FAO

Le régime méditerranéen est de plus en plus ignoré dans sa région d'origine. C'est ce qu'explique la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

L'augmentation des revenus plus élevés des pays méditerranéens a pour conséquence directe que les population de ces pays ajoutent un grand nombre de calories issues de la viande et des graisses à un régime alimentaire qui était traditionnellement léger en protéines animales. Les plats quotidiens sont à la fois "trop gras, trop salé et trop sucr ".

En loins d'un demi siècle, à la faveur de l'augmentation de moyens financiers de l'après seconde guerre mondiale, la ration quotidienne en Europe a augmenté de plus de 20%.

Mais plus préoccupant encore : la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, Chypre et Malte ont accru leur apport en calories de 30%. Le résultat ne s'est pas fait attendre : la Grèce a le BMI moyen le plus élevé de l'UE et le taux le plus élevé de surpoids et d'obésité : 75% de ses habitants sont en surpoids ou même obèses. Même constant pour plus de la moitié des Italiens, Espagnols et Portugais. Au Proche-Orient et l'Afrique du Nord on observe également une forte augmentation de la charge en calories et de la charge glycémique journalière

Tous les pays de l'UE négligent la recommandation OMS-FAO qui préconise que les lipides ne doivent pas représenter plus de 30% de l'apport énergétique journalier total. L'Espagne, la Grèce et l'Italie dépassent cette limite et leurs habitants sont devenus les plus gros mangeurs de l'Union. Le pays qui a enregistré l'augmentation la plus spectaculaire est l'Espagne, où la graisse est passée de 25% du régime alimentaire il y a 40 ans, à 40% aujourd'hui.

Pour Josef Schmidhuber, ce changement des habitudes de consommation est dû non seulement à l'augmentation des revenus, mais aussi à des facteurs tels que le développement des supermarchés, le changement des systèmes de commercialisation, le travail des femmes, et la plus grande proportion des repas pris à l'extérieur. Bien que les besoins en énéergie nets (et donc en termes de calories journalières) ont diminué quant à eux ... Cherchez l'erreur !

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