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dimanche 2 novembre 2014

Le régime méditerranéen lutte aussi contre les maladies rénales

Selon une nouvelle étude scientifique américaine, le régime méditerranéen réduirait les risques de maladies rénales chroniques. Une nouvelle raison de l'adopter.

Le régime méditerranéen lutte aussi contre les maladies rénales

Composé de noix, de volailles, de fruits et de légumes agrémentés d'huile d'olive, le régime méditerranéen a déjà fait ses preuves sur la santé.

Mais en plus de réduire le risque de maladies métaboliques, de problèmes cardiaques et de cancer, ce type d'alimentation serait aussi bénéfique sur les reins, et préviendrait l'apparition de maladies rénales chroniques.

Une étude américaine publiée dans le Clinical Journal of the American Society of Nephrology révèle que plus notre alimentation est proche du régime méditerranéen, plus notre risque de maladie rénale chronique diminue.

L'équipe de recherche a analysé l'alimentation de 900 personnes, suivis sur près de 7 ans. Chaque participant recevait un score évaluant son régime : plus le score est élevé, plus l'alimentation est proche du régime méditerranéen.

Un risque réduit de 50%

Les résultats ont montré que les participants au score de 5 ou plus, les plus proches de l'alimentation méditerranéenne, avaient un risque de maladie rénale chronique réduit de 50%, par rapport à ceux ayant un score inférieur.

Le risque d'avoir un déclin rapide des fonctions rénales était également diminué de 42%.

Chaque point gagné dans le score était également associé à une baisse de 17% du risque de maladie chronique du rein.

Bien que ces résultats semblent prometteurs, l'équipe de recherche précise que ce type de régime alimentaire doit être accompagné d'une activité physique régulière, et qu'il faut se rendre à l'évidence : « il n'y a pas de pilule magique ou de nourriture miracle ».

Mais s'il n'existe pas de régime capable de guérir tous les maux, l'adoption du régime méditerranéen est sans doute un bon début sur le chemin qui mène à un mode de vie sain.

D'après la Haute Autorité de Santé, chaque année, environ 9 500 personnes débutent un traitement de suppléance pour insuffisance rénale. Au 31 décembre 2009, près de 70 000 personnes étaient traitées en France, dont 54% par dialyse et 46% par greffe de rein. Ce nombre augmente de 4% chaque année avec le vieillissement de la population, notamment chez les 75-84 ans. L'hypertension et le diabète sont les principaux responsables, et concernent un cas sur deux.